Il y a une scène que beaucoup de producteurs connaissent.
Le PC est là.
Le séquenceur aussi.
Les idées sont quelque part dans la tête.
Et pourtant…
on n’ouvre rien.
Ou alors on ouvre, puis on referme.
Pas parce qu’on n’aime plus la musique.
Pas parce qu’on n’a plus envie.
Mais parce qu’on sait déjà comment ça va se passer.
Un son.
Puis un autre.
Un plugin en plus.
Une vidéo YouTube “pour s’inspirer”.
Et au bout d’une heure,
le même sentiment revient :
« J’ai bossé… mais je n’ai rien fait avancer. »
Le vrai problème n’est pas le temps
C’est souvent la première excuse qu’on se donne.
“Avec le boulot, la famille, les obligations…
je n’ai plus le temps.”
Mais ce n’est pas vrai.
La preuve ?
Quand on a un cadre clair,
30 minutes suffisent parfois à faire plus avancer un projet
que 5 heures passées à improviser.
Le vrai problème, ce n’est pas le temps.
C’est l’absence de direction claire quand on se met devant l’ordinateur.
Quand on a 20 ans, on peut se perdre
À 20 ans, on peut :
- tester sans compter
- accumuler des idées
- empiler des projets inachevés
Le temps est large.
L’énergie aussi.
Mais quand on a une vie bien remplie,
continuer à produire comme avant devient un piège.
Chaque session qui n’aboutit pas
crée de la frustration.
Chaque projet laissé en plan
fait un peu plus douter.
Et peu à peu,
on associe la musique non plus au plaisir…
mais à un sentiment d’échec discret.
Le syndrome du “presque”
C’est probablement le plus grand piège des producteurs expérimentés.
Ils ne sont pas débutants.
Ils savent faire.
Mais ils vivent entourés de :
- boucles prometteuses
- morceaux “à finir”
- idées “quand j’aurai le temps”
Le problème n’est pas la qualité.
C’est l’absence de conclusion.
Un projet qui ne se termine pas
ne nourrit pas la confiance.
Il l’érode.
L’IA n’a rien réglé… toute seule
Oui, l’IA peut :
- accélérer une idée
- générer une base
- débloquer une inspiration
Mais elle ne décide pas à ta place.
Elle ne choisit pas :
- quand un morceau est terminé
- ce qui mérite d’être gardé
- ce qui doit être simplifié
- ce qui fait sens dans un univers cohérent
Sans cadre,
l’IA devient juste un outil de dispersion plus rapide.
Ce qui change vraiment tout : produire autrement
À un moment, beaucoup de créateurs arrivent à cette conclusion :
« Soit j’arrête vraiment…
soit je change ma manière de faire. »
Changer, ce n’est pas :
- travailler plus
- acheter plus de matériel
- apprendre encore 50 techniques
C’est :
- simplifier
- structurer
- décider plus vite
- aller au bout
Produire autrement,
c’est adapter sa méthode à sa vie réelle.
Moins de bruit, plus d’aboutissement
Aujourd’hui, progresser ne demande pas plus de possibilités.
Il y en a déjà trop.
Ce qu’il faut,
c’est moins de dispersion
et plus de cohérence.
Moins de pistes.
Moins d’outils.
Plus de projets aboutis.
La vraie question à se poser
Si tu fermes ton séquenceur plus souvent que tu ne le termines,
ce n’est pas un manque de talent.
C’est peut-être simplement le signe
que ta manière de produire
n’est plus alignée avec la personne que tu es devenu.
Et ça,
ce n’est pas une fatalité.
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C’est ma méthode simple pour construire une boucle solide (kick, basse, accords, mélodie) sans t’éparpiller.

